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Banques françaises

Philippe Brassac (FBF) : « Notre premier chantier sera de continuer à soutenir les entreprises »

Le président de la FBF revient sur les grandes évolutions que connaissent les banques françaises sous l’effet de la crise sanitaire et de ses conséquences sur l’économie. Le financement des entreprises et le devenir du PGE sont des sujets majeurs pour 2021.

Le 30/12/2020
Philippe Brassac

Quels seront les principaux points d’attention des banques pour 2021 ?

Tous nos efforts auront pour but de faire de la relance un succès. 2020 restera une année profondément marquée par la crise sanitaire, avec pour conséquence des « stop and go » sur l’économie. Pour la soutenir et faire en sorte que les entreprises qui subissent ces arrêts d’activité ne tombent pas, les banques ont mis en place des mesures de soutiens fortes. Les moratoires de crédits professionnels, d’abord, qui ont représenté environ 20 milliards d’euros avec une approche et un traitement réellement personnalisés.

Le Prêt garanti par l’État (PGE) a représenté la deuxième mesure exceptionnelle des banques pour soutenir l’économie, pour faire un pontage de trésorerie et accompagner les entreprises viables avant la crise jusqu’à leur reprise d’activité. Cette stratégie d’enjambement, co-construite avec les Pouvoirs publics, s’adresse à toutes les catégories d’entreprises, commerçants, professionnels. Le PGE est une solution massive, distribuée de manière quasi-systématique. À mi-novembre, plus de 610 000 entreprises ont bénéficié de 125 milliards d’euros de PGE. Et les résultats sont là : une étude récente montre que 99 % des entreprises qui avaient perdu plus de 90 % de leur chiffre d'affaires durant le premier confinement ont survécu. Notre premier chantier sera celui-ci : continuer à soutenir les entreprises qui en auront besoin. Il est d’ailleurs toujours possible pour les chefs d’entreprise de souscrire un PGE jusqu’au 30 juin 2021.

2021 marquera aussi le temps du remboursement du PGE ou, pour ceux qui choisiront cette option, le début de son amortissement. Pour rappel, à l’issue de la première année, le chef d’entreprise, avec l’aide de son conseiller bancaire, déterminera la meilleure solution concernant la question du remboursement de son PGE. Son amortissement pourra être étalé entre 1 et 5 années supplémentaires. Au vu des informations disponibles à ce jour notamment sur les conditions de marché, le taux pour l’emprunteur pourrait s’établir entre 1 et 2,5 % par an, pour les TPE / PME, en fonction de la maturité choisie, garantie d’État de 0,5 à 1 % comprise. Je tiens également à rappeler que les banques françaises se sont engagées à ce que le PGE soit à prix coûtant, c’est-à-dire à marge financière nulle. Il sera aussi possible d’aménager l’amortissement avec une première période d’un an où seuls les intérêts et le coût de la garantie d’État seront payés, en restant dans la durée totale fixée. Le PGE est un dispositif souple et les banques étudient, pour chaque situation, les solutions les meilleures. Les banques continueront à accompagner leurs clients, à trouver avec eux et pour eux, les solutions les meilleures pour faire de la relance un succès.

Les banques françaises distribuent le PGE depuis le printemps. Avez-vous de la visibilité sur l'évolution des demandes jusqu’à mi 2021 ?

Le PGE est un dispositif évolutif, flexible, qui s’adapte aux différentes situations. Ainsi, par exemple, le PGE saison a été mis en place spécialement pour le secteur du tourisme, prenant en compte la forte saisonnalité de ce secteur. Son montant maximal est ainsi basé pour ce secteur sur les trois meilleurs mois d’activité, en lieu et place des 25 % de chiffre d’affaires. Nous nous adaptons à la situation sanitaire et continuerons d’accompagner les entreprises.

Nous remarquons cependant un ralentissement des demandes de PGE. Le gros des attributions a été fait entre avril et juin. On comptait alors en moyenne 20 000 nouvelles demandes par jour. C’est considérable ! Le PGE apportait une réponse très efficace et puissante aux besoins de trésorerie dans un contexte d’arrêt d’activités et d’incertitude ; ceci explique que beaucoup de chefs d’entreprise aient souscrit rapidement leur PGE. Puis la situation s’est stabilisée, la relance de cet été a été bonne, et nous nous rendons compte aujourd’hui, avec le recul et alors même que nous sommes de nouveau confinés, que beaucoup d’entreprises ont souscrit un PGE par précaution : entre 50 et 70 % des entreprises qui ont souscrit un PGE l’ont fait pour anticiper d’éventuelles difficultés.

Il est difficile de faire des prévisions pour savoir si les entreprises souhaiteront à nouveau faire appel à un PGE, mais là n’est pas le sujet. Le sujet est qu’elles savent que si nécessaire, elles ont cette possibilité et ce jusqu’à la fin juin prochain.

À quoi s’attendent les banques en matière de prêts participatifs ? Pensent-elles être très sollicitées par les entreprises pour renforcer leurs fonds propres ?

Les prêts participatifs, qui seront délivrés par les banques et soutenus par l’État, ont pour objectif de renforcer le haut de bilan des entreprises ; ils visent à permettre à des PME et ETI qui ont un potentiel de croissance mais ne peuvent pas ou ne veulent pas, pour différentes raisons, accéder au marché, d’investir et de se développer, afin de se relancer plus vite et d’être compétitives dans les prochaines années.

Ces prêts, de long terme, devraient être disponibles à partir de la fin du premier trimestre 2021 et jusqu’à fin 2022. Ils seront distribués par les banques, à un taux proche de 5 %. Ce dispositif est en cours de co-construction entre les Pouvoirs publics et les banques. Nous visons de pouvoir mettre en place jusqu’à 20 milliards d’euros de quasi-fonds propres dans les entreprises. Ils seront donc proposés pendant une période post-crise limitée, à une catégorie précise d’entreprises qui aujourd’hui n’ont pas accès ou ne veulent pas accéder aux instruments de marché traditionnels. La distribution de ces prêts, en sortie de crise et avec une garantie d’État, représentera un nouvel outil, pour un segment d’entreprises, notamment des PME, qui ont besoin de ces fonds pour se développer, et nous avons ainsi toutes les raisons de penser que ce produit, attractif, rencontrera son public.

Les effets négatifs de la crise sur l’économie pourraient s’accentuer en 2021 avec la baisse des mesures de soutien notamment. Ne craignez-vous pas une hausse significative des NPL ?

Rapportés à la taille des bilans bancaires, les taux des prêts non performants (NPL) des banques françaises sont parmi les plus faibles d’Europe. Cela tient historiquement à une gestion rigoureuse des risques par les banques françaises, tout en étant capable d’accompagner les besoins de financement des clients particuliers et entreprises comme en témoigne la forte dynamique des crédits depuis la crise de 2008. Par ailleurs, les caractéristiques des financements immobiliers français (taux fixe, garanties via le cautionnement notamment, taux d’effort) sont autant d’éléments qui expliquent les moindres taux de NPL en France et qui sont des atouts majeurs de la résilience du secteur bancaire français.

L’économie française redémarre progressivement. L’ensemble des mesures prises par les banques (PGE, moratoires, rééchelonnements de dettes proposés par les banques aux entreprises) ou bien encore par l’État (moratoires sur charges sociales et fiscales, chômage partiel, fonds de solidarité…) sont autant d’actions qui ont permis de maintenir la solvabilité des emprunteurs et qui contiennent ainsi la progression des taux de NPL en France. Les banques françaises sont solides, elles pratiquent le crédit responsable, et leur modèle est résilient.

Quel rôle a joué IFRS 9 sur l’évolution du coût du risque ? Avec la crise sanitaire, cette norme comptable s’est-elle avérée procyclique ?

La règle d’IFRS 9 ne traduit pas seulement un risque avéré, mais au fur et à mesure des scénarios, elle nécessite d’ajuster les provisions avec le risque futur. C’est une bonne chose par temps calme mais il faudrait aussi qu’au moment où ces réserves accumulées doivent servir, on cesse de demander d’en constituer encore plus.

Les banques françaises sont entrées dans la crise avec des ratios de fonds propres largement supérieurs aux minima, notamment grâce à leur modèle et à la diversité de leurs activités. Leur base, solide, leur permet d’encaisser la hausse du coût du risque, c’est-à-dire la variation de leurs provisions. Le coût du risque a en effet augmenté, et même plus que doublé depuis le début de l’année : pour 4 groupes bancaires, 11,5 milliards d’euros sur les 9 premiers mois de 2020 contre 5,3 milliards sur la même période de 2019.

Le coût du risque se décompose entre les nouveaux risques et les risques prévisionnels, et a augmenté sur sa composante « forward looking », dimension qui intègre donc des données prospectives pour apprécier les paramètres de défaut. Les règles de provisionnement dynamique consistent à augmenter au fil du temps les réserves, afin de pouvoir, quand des risques se matérialisent, les alléger. Ainsi, la moitié du coût du risque est censée couvrir le risque à venir. Donc, en cas de crise, le coût du risque augmente, mais en cas de défauts, ceux-ci sont en fait déjà couverts. Il faut savoir qu’en France, les encours sensibles sont provisionnés à hauteur de 55 %. Les pertes sont donc déjà absorbées par les réserves existantes.

L’idée du provisionnement dynamique doit marcher dans les deux sens. La montée de ce risque n’est par ailleurs pas brutale, tout comme la réalisation de défauts ne le sera pas non plus. Il est normal que les banques, dans cette situation, prennent du risque. Les banques françaises sont solides, et s’il faut passer des pertes et des provisions pour soutenir l’économie, il faut le faire, c’est dans l’intérêt de notre économie.

Comment pourraient évoluer les assouplissements réglementaires actés en 2020 pour faire face à la crise du Covid ?

Ces assouplissements avaient une portée politique, pour montrer que les autorités agissaient pour éviter les effets contracycliques ; avant même ces décisions, les banques françaises avaient, et ont toujours, du capital en excédent par rapport à leurs exigences.

Avez-vous le sentiment que la crise sanitaire va jouer en faveur d’une prise en compte des spécificités des banques européennes dans la transposition de la finalisation de Bâle III ?

Face à l’imprévu, les autorités ont suspendu certaines règles, notamment la transposition de Bâle III. Les banques françaises financent une économie arrêtée de force, elles vivent un stress test grandeur nature, et aujourd’hui, notre priorité est le financement de l’économie. Transposer Bâle III dans ce contexte serait asynchrone, il fallait donc décaler, ce qui a été fait pour une année en mars 2020.

Mais l’économie ne se stabilisera pas vraiment avant une ou deux années. Transposer la finalisation de Bâle III sans prendre le temps nécessaire à une correcte évaluation des impacts serait extrêmement imprudent. Nous demandons toujours un réaménagement plus prudent du calendrier.

Par ailleurs et sur le fond, harmoniser les règles est une bonne chose. Homogénéiser des modèles différents pose en revanche question. Pour l’Europe et la France, l’augmentation des exigences de capital impacterait directement notre capacité à faire des crédits immobiliers tels qu’on les fait aujourd’hui, elle diminuerait le capital mobilisable pour l’économie, le financement d’actifs, etc. Notre modèle est robuste, il est indispensable que l’Europe défende sa supervision, qu’elle maîtrise ses réglementations afin que celles-ci n’affaiblissent pas le système bancaire européen. Il serait tout de même étrange sous couvert d’harmonisation de pousser les banques européennes à devenir de plus en plus « anglo-saxonnes » dans leur approche du financement de l’économie.

En quoi l’incomplétude de l’Union bancaire pénalise-t-elle les banques européennes ?

L'Union bancaire est bien entendu sur le principe une avancée européenne intéressante, car elle permettrait notamment d’assurer une même protection pour les dépôts des épargnants quel que soit le pays dans lequel ils se trouvent. Mais nous avons vu que ces principes sont parfois l’occasion d’exempter certains types d’établissements, dans certains pays, d’un cadre réglementaire unique. Ceci entraîne des distorsions de concurrence importantes, et ne favorise pas les comportements vertueux. La maxime simple « mêmes activités, mêmes risques, mêmes règles » doit s’appliquer pour que soient mis en œuvre entièrement les piliers existants (mécanismes de surveillance et de résolution uniques) et que la zone euro soit bien une juridiction unique dans toutes ses composantes réglementaires et prudentielles.

Cela permettra à la fois d’avoir une Union bancaire fondée sur des principes équitables, mais aussi de préparer la levée des obstacles réglementaires actuels à la libre circulation des capitaux et des liquidités au sein de la zone euro. C’est aussi ce pan des exigences complémentaires, sur la résolution au sein de la zone euro par exemple, qui pénalise les banques européennes.

Quels enseignements tirez-vous de la mise en œuvre massive du télétravail pendant les deux confinements ? Est-il amené à se pérenniser ?

Dès le début de la crise sanitaire, les banques ont réagi de façon rapide pour s’adapter et respecter les exigences attendues par tous les acteurs, clients, salariés, Pouvoirs publics. Ainsi, dès l’annonce du confinement, elles ont révisé leurs protocoles internes, afin de mettre en place le télétravail pour l’ensemble des activités qui le permettent et d’aménager l’organisation du travail concernant les tâches ne pouvant l’être.

Dans le réseau de banque de détail, les établissements bancaires, en tant qu’opérateurs d’importance vitale, maintiennent un service continu. Plus encore en période de crise sanitaire, les clients ont besoin, dans des conditions de sécurité assurées, de conserver un accès direct et facile aux services bancaires. Par ailleurs, et outre le fait que le travail à distance est difficilement compatible avec la mission de proximité des agences bancaires, le télétravail pour les activités des collaborateurs en agences est particulièrement complexe pour des raisons de sécurité des données bancaires, des opérations et des transactions. Dans ces conditions, les banques ont pris des mesures pour mettre en place une organisation intégrant le télétravail, - rotation des équipes, regroupement sur des agences de taille, accueil sur RDV, etc. -, et ont adapté la présence des salariés des agences, en cherchant la solution la plus cohérente, efficace et juste pour protéger les salariés et accompagner les clients.

Actuellement, dans les sièges, si l’immense majorité des salariés est en télétravail, les équipes des fonctions « corporate » et de Banque de Financement et d’Investissement (BFI), par exemple, peuvent être plus mobilisées sur place du fait des contraintes spécifiques aux salles de marchés ou à la continuité informatique. Tout cela s’est fait en concertation avec les partenaires sociaux, sur l’ensemble du territoire. Les banques sont agiles, s’adaptent en permanence aux contraintes sanitaires. Comme lors du premier déconfinement, la reprise des activités en présentiel s’effectuera de manière progressive sur plusieurs semaines, et les banques maintiendront leurs importants efforts sur le télétravail.

Les banques françaises annoncent des réductions de coût importantes, et ont évolué en 2020 (digitalisation accélérée, réorganisation du travail en agence…). La restructuration de la banque de détail française souvent évoquée comme une hypothèse ne pourrait-elle pas connaître une accélération ?

Le modèle des banques françaises se transforme, depuis plusieurs années, pour répondre aux évolutions des besoins des clients. Le confinement a accéléré la transformation des usages. L’utilisation toujours plus importante des outils de banque à distance, notamment depuis la crise sanitaire, est plus une accélération qu'une nouveauté.

La proximité est une valeur essentielle des banques. Elles sont proches de leurs clients, grâce à des outils digitaux qui permettent à chacun de pouvoir faire seul les opérations le plus simples, mais aussi grâce à l’exceptionnel maillage d’agences sur tout le territoire français – en France 36 000 agences réparties sur tout le territoire –, qui permettent aux clients, pour les opérations plus complexes, d’avoir accès à un conseiller. La crise sanitaire l’a prouvé : on n'a jamais autant mobilisé les équipes d'hommes et de femmes en agence pour soutenir l'économie en proximité.

La transformation des métiers de la relation client, avec cet objectif de complémentarité entre physique et digital, est engagée depuis plusieurs années. Cela implique une montée en compétences des salariés qui sont pour cela accompagnés et bénéficient de formations. 360 000 personnes travaillent dans les banques en France, ce qui représente 1,8 % de l'emploi salarié privé. Les banques françaises sont un acteur dynamique du marché de l'emploi et se positionnent comme employeurs responsables qui anticipent les évolutions.

Le modèle bancaire français est solide. Mais il s’adapte en permanence, naturellement.

L’environnement de taux bas et la crise pèsent notamment sur la rentabilité. Interroge-t-il, au-delà de la banque de détail, également la BFI, et globalement le modèle de banque universelle française ?

Les banques françaises sont solides. Le modèle de banque universelle est une force, assurant une bonne diversification des risques et des revenus, et un bon financement de l'économie. Ce modèle français, qui implique l’existence à la fois d’activités de banque commerciale et d’activités de banque de financement et d’investissement, doit être préservé. Il permet également aux banques de présenter une offre de financement complète pour leurs clients. Comme pour tous les secteurs, le secteur bancaire vit et procède à des projets ponctuels d'adaptation. Il est donc indispensable, pour maintenir son efficacité, de l’adapter, et d’anticiper ses évolutions ainsi que celles de ses métiers et compétences.

Les banques françaises accompagnent leurs clients dans la transition énergétique sur le long terme, en finançant l’existant et son évolution, expliquait Laurent Mignon, président de la Commission climat de la FBF le 26 octobre. Si l’économie n’évolue pas assez vite pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris, est-ce que les banques seront davantage proactives pour atteindre cet objectif ?

Les banques françaises sont très engagées dans l’objectif de l’Accord de Paris. Ce faisant, elles font partie d’un écosystème qui œuvre pour atteindre, ensemble, cet objectif. Les banques sont un maillon d’une chaîne, un maillon qui ne peut pas être, à lui seul, totalement vert. Imaginez, et cela est d’autant plus vrai en cette période de crise sanitaire, que les banques ne financent plus l’économie, sous prétexte qu’elle n’est pas exclusivement verte ! Véritable carburant de l’économie, les banques ne peuvent pas être totalement vertes dans un monde qui ne l’est pas. Pour autant, elles jouent un rôle clé dans l’accompagnement de la transition énergétique. Les banques françaises, leaders mondiales de la finance verte et responsable, sont déjà très proactives.

Pour preuve, toutes se désengagent du charbon, qui représente 2,3 milliards d'euros pour l’ensemble des banques françaises, soit 0,18 % de leur portefeuille de prêts aux entreprises, quand le financement du renouvelable est de plus de 41 milliards d’euros, un chiffre en croissance de 57 % en 3 ans, sachant que la croissance du secteur des énergies renouvelables est de 26 % sur la même période. Tous les grands projets renouvelables trouvent des financements. Elles accompagnent de grands projets « climat » (éolien, solaire…), multiplient les partenariats Nord/Sud, déploient des solutions pour les projets verts de leurs clients et innovent avec de nouveaux produits d’épargne tournés vers l’environnement. Elles sont les leaders mondiaux de la finance verte, avec 4 banques françaises parmi les 10 premières mondiales pour les émissions de prêts verts et durables. Les banques françaises travaillent avec les autorités de contrôle, les Pouvoirs publics sur le sujet. Les banques se sont inscrites dans une démarche globale et proactive avec l’ACPR, l’ABE et la BCE. Elles sont signataires des Principes de la Banque responsable, de l’Initiative financière du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Bien évidemment, ce n’est pas terminé. Il nous reste beaucoup à faire, et les banques sont extrêmement proactives et engagées dans la transition énergétique.

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