+
-

Salaires

La guerre des talents n’aura pas lieu

Les évolutions salariales dans le secteur bancaire restent difficiles à prévoir, alors que les dispositions du Brexit sont encore en négociation.

Le 28/02/2019
Géraldine Dauvergne

Selon l’étude de rémunération du cabinet de recrutement Robert Walters, les salaires des cadres dans la banque ne bougeront guère en 2019. « À l’heure où les dispositions du Brexit sont encore en négociation, précisent prudemment les auteurs, il est prématuré d’évaluer les évolutions salariales. » Les réflexions pré-Brexit annonçaient un afflux de banques internationales sur la place financière parisienne. Mais les volumes de recrutements afférents se révèlent décevants aujourd'hui. Ainsi, le transfert de 1 000 emplois à Paris annoncé début 2017 par HSBC, n’a pour l’heure donné lieu qu’à quelques recrutements. Robert Walters prévoit toutefois de nombreux emplois à pourvoir dans les fonctions de back-office (ressources humaines, juridique, IT, marketing…) et de front office (commercial, analystes).

Rémunérations stables en 2019

Comme en 2018, avec 6 à 12 ans d’expérience, un analyste crédit, un conseiller d’entreprise ou un directeur d’agence devraient voir en 2019 leur salaire de base se maintenir à l'intérieur d'une fourchette de 60 à 75 K€ annuels. En banque d’investissement, les rémunérations restent stables également pour les Assets Managers (95 à 135 K€), les spécialistes de private equity (90 à 160K€), de M&A (85 à 145 K€), et de corporate banking (85 à 135 K€).

G. D.

L'auteur

Articles du(des) même(s) auteur(s)

Sur le même sujet