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Crises souveraines

Le FMI ne fera pas de figuration

Le 13/09/2011

« Il est urgent de recapitaliser les banques [européennes]. Elles doivent être suffisamment solides pour faire face aux risques que représentent les dettes publiques et la faiblesse de la croissance. » C’est un pavé dans la mare qu’a jeté Christine Lagarde sous sa nouvelle casquette de directrice générale du FMI, le 27 août à Jackson Hole, créant une vive émotion de ce côté-ci de l’Atlantique. Du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, à la directrice générale de la FBF, Ariane Obolensky, en passant par la patronne du Medef, Laurence Parisot, les réactions d’incompréhension et les démentis ont fusé, jusqu’à faire enfler des théories du complot anglo-saxon.

Le débat ne devrait pas se tarir de sitôt : le marché, les banques et les politiques sont plus que jamais dans l’attente du rapport de stabilité financière publié deux fois par an par le FMI et qui devrait sortir fin septembre. Selon une indiscrétion reprise par le Financial Times, ce rapport ferait état d’un déficit de fonds propres des banques européennes de 200 milliards de dollars. Reste à savoir si cette position du fonds sera maintenue dans la version finale du rapport.

C’est en tout cas un baptême du feu pour l’ancienne ministre française des Finances. En allant si violemment à contre-courant des intérêts européens, elle marque bien sûr des points auprès des Américains pour gagner leur confiance et « prouver » son indépendance. Mais le sujet est suffisamment sérieux pour déstabiliser ses relations avec les Européens. Une chose est certaine : le FMI n’a pas l’intention de faire de la figuration sous la direction de Christine Lagarde.

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