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Examen des bilans bancaires : la BCE rend sa copie

Le 27/10/2014

Article modifié le 25/11/2014

 

Pendant un an, quelque 6 000 personnes ont décortiqué les bilans des banques européennes pour s’assurer de leur qualité, avant que la BCE n’endosse officiellement le 4 novembre son habit de superviseur en chef. Que ressort-il de cet examen inédit, doublé d’un test de résistance estimé sévère ? Ce sont finalement 25 banques de la zone euro qui échouent à obtenir un ratio d’au moins 8 % à l’issue de la revue des actifs (Asset Quality Review – AQR) et de l’application du scénario de base du stress-test, et d’au moins 5,5 % suite au scénario adverse. 12 d’entre elles ont déjà levé le capital nécessaire depuis le début de l’année. C’est le cas notamment de la Caisse de refinancement de l’habitat (CRF) française à qui il manquait 130 millions d’euros suite à la prise en compte de « nouveaux modes de calculs réglementaires introduits par la CRR », selon la Banque de France. Parmi les 13 banques restantes, l’italienne Monte dei Paschi di Siena, la grecque Eurobank et la portugaise BCP sont les trois établissements devant se recapitaliser à hauteur de plus d’1 milliard d’euros. Elles auront de 6 à 9 mois pour se mettre en conformité.

Avec un ratio agrégé de 9 % sous le scénario de stress le plus sévère, le système bancaire français réussit son examen, les pertes potentielles sur les crédits octroyés coûtant aux établissements un total de 310 points de base de ratio. « Les résultats de ce vaste audit prouvent que le modèle universel est solide. Les critiques formulées à son encontre sont la conséquence de préjugés », a martelé le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, mettant en garde contre l'« idée folle » de séparer les activités bancaires.

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