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Marchés de capitaux

L’Europe face à l’urgence

Le temps presse pour l’UMC et la réforme des Autorités Européennes de Supervision (ESA).

Le 25/01/2019
Sophie Gauvent

Le retard pris par le vaste chantier réglementaire de l’Union des marchés de capitaux (UMC) risque de coûter cher aux Européens.

Le départ du Royaume-Uni rend l’UMC encore plus souhaitable qu’avant le referendum organisé par David Cameron. Même chose pour la réforme des ESA [1], qui prévoit notamment un renforcement des pouvoirs de l’ESMA. Et pourtant, ces dossiers n’ont pas encore abouti, comme l’a regretté Robert Ophèle, président de l’AMF le 10 janvier [2] 2019 : « s’il reste encore quelques semaines pour conclure avant le renouvellement du Parlement européen et du Collège des commissaires, il semble malheureusement probable qu’aucun progrès décisif ne puisse être obtenu. Le projet de réforme des […] ESA s’enlise et chaque itération le rend moins ambitieux ; à ce stade, on peut presque souhaiter, malgré les efforts du Parlement européen, qu’il soit abandonné. »

Priorité à l’ESMA

Sur le sujet des ESA, le Conseil Européen est divisé, certains membres envisageant d’avancer uniquement sur le thème de la lutte antiblanchiment concernant l'EBA et de reporter la discussion sur les autres sujets de renforcement des ESA à plus tard. La France œuvre pour « ne pas scinder les sujets » et considère le renforcement des pouvoirs de l’ESMA comme prioritaire, explique un négociateur. S. G.

 

[1] Autorités européennes de supervision.

[2] Vœux 2019 à la Place financière.

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