+
-
Cet article appartient au dossier :

Le point de vue du banquier

Lorenzo Bini Smaghi : « L’Europe se tire une balle dans le pied si elle applique tel quel le dernier accord de Bâle »

Pour Lorenzo Bini Smaghi, président du Conseil d’administration de Société Générale, les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui au sein de l’Union bancaire pour donner naissance à de véritables banques paneuropéennes comparables aux banques américaines. La fragmentation gêne les établissements européens et le dernier accord de Bâle risque lui aussi de les pénaliser.

Pourquoi la finalisation de Bâle III préoccupe-t-elle les banques européennes ?Selon les analyses du Comité de Bâle, les établissements bancaires aux États-Unis seront peu impactés par l’accord. Par ailleurs les autorités réglementaires américaines ont affirmé que le niveau actuel de capital des établissements américains – qui se pilote autour de 14 % de fonds propres Tier 1 – est adéquat. Les autorités américaines ont annoncé que si l’application de Bâle IV [1] venait à augmenter le niveau des RWA [2], elles adopteraient des mesures de compensation (qui viendraient diminuer les RWA), ...
Lire la suite >>

L'article que vous souhaitez consulter est payant ou réservé à nos abonnés.

L'auteur

Séminaires

Sommaire du dossier

Articles du(des) même(s) auteur(s)

Sur le même sujet