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Editorial

Les derniers travaux de recherche des étudiants de l'ESCP Europe font la part belle à l'actualité des marchés financiers : décotes d’introduction en Bourse en Europe selon le type d’actionnariat d’origine de la société, performance des recommandations des analystes financiers sur le marché français, explication au petit nombre d’offres publiques hostiles et facteurs de succès des opérations secondaires intimement liés aux conditions du marché de la dette sont quelques-uns des sujets de réflexion académique de ce numéro de Banque & Stratégie.

Le 12/07/2019
Philippe Thomas

Comme à l'accoutumée, le sommaire de ce numéro d’été de Banque & Stratégie ESCP Europe Research Papers s’annonce riche et varié. Les thèmes traités s’articulent parfaitement avec l’actualité financière et les grands thèmes du moment.

Quatre papiers portent sur des sujets liés à l’investissement.

D’abord sur les marchés financiers, en public equity, avec trois contributions originales. En amont du marché, Guillaume Lostie de Kerhor examine la question des décotes d’introduction en Bourse en Europe et de leur explication selon le type d’actionnariat d’origine de la société, en examinant le cas des introductions réalisées par les Fonds de Private Equity. Alexandre Dupuy réalise une étude originale et très complète de la performance des recommandations des analystes financiers sur le marché français, paradoxalement peu étudié auparavant. Ses résultats sont d’autant plus éclairants dans le contexte MIFID 2. En aval, Alix Kalfon fournit une réponse documentée à une question posée par tous les observateurs et acteurs des marchés financiers : pourquoi n’y a-t-il plus d’offres publiques hostiles ? Les éléments de réponse fournissent un éclairage pertinent sur les opérations récentes, y compris celles qui ont échoué.

Ensuite, le private equity est bien entendu au sommaire, de manière originale. Thomas Prevost analyse les performances des opérations secondaires et leurs facteurs de succès intimement liés aux conditions du marché de la dette.

Deux articles relèvent d’une approche plus institutionnelle. Hugo Lepage examine la valorisation des instruments « bail-in- able capital » des banques en cas de survenance de crise financière et apporte une contribution pertinente au sujet de la résistance du bilan des banques. Younès Seddiki réalise une étude sur la création de valeur des compagnies d’assurance, en distinguant performance financière et performance technique, ajustée du risque supporté par les investisseurs.

Ce numéro est également ouvert sur l’innovation financière. Tout d’abord, Jonathan Cohen réalise une synthèse sur les méthodes de valorisation des sociétés « Internet of Things » dont le développement est très marquant actuellement. Ensuite, Laura Pasini examine les conséquences de la révolution FinTech sur les banques et les régulateurs, sujet de premier plan pour nos lecteurs.

Une fois encore, ce numéro d’été nous propose des lectures synthétiques sur des sujets au cœur de l’actualité et des stratégies bancaires. Conformément à son positionnement, il nous propose un pont entre la recherche appliquée et les pratiques professionnelles.

L'auteur

  • Philippe Thomas
    • Professeur de finance
      ESCP Europe
    • Directeur Scientifique du Mastère Spécialisé Finance de l’ESCP Europe
Dossier coordonné par Géraldine Dauvergne.

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