+
-

Epargne longue : en quête de repères

Dossier réalisé par Céline Thomas

Introduction

Chacun est appelé aujourd’hui à mener des actions pour préparer l’avenir : les entreprises, les investisseurs institutionnels comme les particuliers, tous les acteurs ont pour finalité de se projeter dans le futur. En la matière, il n’est pas facile de faire des choix éclairés, tant les repères autrefois souverains ont été défaillants à la lecture de la dernière décennie, crise incluse. Comment y voir clair et se faire une nouvelle géographie pertinente des choix stratégiques pour demain ?

L’appréciation des supports d’épargne pour le long terme tenait, jusqu’en 2008, à deux postulats communément admis :

  • sur une période supérieure à 10 ans de détention, les placements en actions ont toujours surperformé les autres placements ;
  • plus un produit est risqué, plus sa rémunération est importante ; en un mot, le risque est rémunérateur.

Ces repères ont violemment volé en éclats après la faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, et tous les investisseurs se trouvent dans une situation inconfortable et inédite : il leur faut réinventer de nouvelles manières de voir à long terme.

Les Français sont des épargnants tout à fait dans la norme européenne, avec une prédilection pour l’assurance vie qui compense une faiblesse relative des plans de retraite individuels. On prépare désormais mieux son avenir en France, surtout quand on est un salarié éligible au PERCO, et cela explique le succès remarqué de ce produit introduit par la loi sur les retraites de 2003. L’offre de produits d’épargne-retraite est amenée à se développer, dans tous les réseaux et pour tous les actifs, salariés des secteurs public et privé, professions libérales et indépendants. L’impact de la réforme de 2009 des retraites plaide pour une anticipation accrue des initiatives individuelles. Et pour les particuliers, l’une des grandes voies pour préparer sa retraite demeure la détention de biens immobiliers, avec les problématiques actuelles d’envolée de prix et de remontée des taux d’intérêt, voire de transmission de ce patrimoine.

Pour sortir de ces sentiers plutôt bien connus des Français, les professionnels de l’épargne leur conseillent aussi de prendre régulièrement la répartition de leur patrimoine entre les différentes classes d’actifs.

La méthode de Société Générale Private Banking est à cet égard une piste intéressante pour prendre de la hauteur et faire des choix stratégiques. Destinée à des clients fortunés et inspirée des techniques institutionnelles, cette approche globale a le mérite d’initier un débat fructueux sur les objectifs recherchés par l’investisseur, en matière de rémunération, de prise de risque et d’horizon de placement. Axa France plaide aussi pour une plus grande pédagogie financière, en faveur des actions notamment. Eduquer ses clients à la détention de titres lui parait un moyen intéressant de relancer ce support d’actifs, avec de nombreux garde-fous destinés à sécuriser les gains.

D’autres réponses apparaissent, sur un modèle tout différent : puisque l’avenir est incertain, c’est au produit financier de s’adapter à la vie du client. La Banque Postale vient de lancer Vivaccio, un produit d’assurance-vie qui évolue au rythme des besoins de son souscripteur. Cinq formules sont proposées, correspondant aux étapes-clés identifiées par l’établissement bancaire : financement des études, installation dans la vie active, constitution d’une épargne, préparation de la retraite et transmission de son patrimoine. La répartition des avoirs entre les différents supports d’investissements proposés sert ces différents objectifs sans perdre l’antériorité fiscale et sans changer de produit.

Enfin, des voix nombreuses s’élèvent, à l’AFG ou au CGPME par exemple, pour que l’épargne à long terme soit fléchée vers le capital des PME, l’économie réelle, qui détient les clés de la croissance et des emplois de demain.

Dossier réalisé par Céline Thomas

Le dossier que vous souhaitez consulter est payant ou réservé à nos abonnés.

Séminaires